Pour tester une théorie sur la désensibilisation à la vache, je suis aller faire un petit stage d’initiation à l’équitation de travail dans le pays du petit cheval blanc et du petit taureau noir. Au programme du jour : la rétrospective de ce stage de bogoss !
Le stage s’est déroulé sur deux jours. Le premier jour était consacré à un travail sur le plat. Et le deuxiéme jours à l’initiation dans les vaches !
Jour 1 : Travail sur le plat

Matin : Dressage
L’objectif de la matinée était de dérouler incrémentalement la reprise de la club 2 ou 3 en équitation de travail. Tout le monde a détendu son cheval, puis nous avons décomposé chaque figure de la reprise une à une : travail sur la rectitude des allures, entrée sur la piste, voltes renversées, travail des tracés au galop… Un bon travail sur les bases fort intéréssant !
J’ai été surpris par la bestiole, autant dans son attitude que dans son écoute . Quelques tips sympas sur la gestion des mains : essayer de proposer une action de main plus haute. Je ne connais pas encore tous les tenants et aboutissants de cette technique ne ninja camargue, mais il se passe des chose dans l’attitude cette mule.
C’est intéressant de travailler avec le regard « neuf » d’une personne qui ne nous connaît pas. Cela donne des pistes de réflexion du style : « il faut la laisser faire, j’ai trop pris l’habitude qu’elle ne sache pas faire ». En gros, à force de trop la solliciter pour qu’elle garde l’allure, je la gêne plus qu’autre chose et je perds en finesse dans mes demandes , alors que la sollicitaions n’es plus autant nécéssaire!
Après-midi : Maniabilité
L’après-midi, on a travaillé la maniabilité, qui est l’équivalent du PTV chez nous, les Trecistes. C’est un ensemble d’exercices reproduisant les difficultés rencontrées dans le cadre du travail du bétail. On retrouve des dispositifs similaires au TREC, comme des slaloms, et des nouveautés (travail à la garrocha, par exemple). Comme le matin, on a travaillé chaque dispositif individuellement avant de les enchaîner en fin de session.
Le travail sur le slalom était intéressant. On a pris le temps de décomposer l’exercice en plusieurs parties : par exemple, faire une volte à chaque cône. C’est un petit exercice que je vais garder dans ma boite à éxercice !
Concernant le travail d’approche et de désensibilisation, je me rends compte qu’elle a du mal à s’arrêter près d’un objet fixe. Par exemple, pour récupérer un verre sur un bidon, s’arrêter droit à côté du bidon s’est avéré bien plus compliqué que prévu. Pareil pour la garrocha, elle n’a pas aimé la blague du gros bâton à récupérer.

Jour 2 : La rencontre du troisiéme type avec les vaches

Pour le deuxième jour du stage, c’était le moment fatidique de la confrontation avec la vache. Au programme :
- Le matin : découverte et initiation aux rudiments du tri de bétail.
- L’après-midi : test du ranch sorting (je vous explique plus bas ce que c’est).
Pour le contexte, le stage avait lieu dans un ranch spécialisé dans le tri de bétail. Il y avait donc un petit cheptel de vaches habituées à être manipulées à cheval. Les installations sont conçues pour cette activité, avec des couloirs facilitant le tri des bêtes. De plus, les organisateurs du stage étaient venus avec des chevaux ayant déjà de l’expérience en tri, ce qui a aidé à initier les chevaux des participants.
Matin : Découverte et manipulation d’un troupeau de vaches
Le but de la matinée était d’abord de désensibiliser les chevaux aux vaches. On a commencé par une détente, puis on a approché les vaches en douceur avant d’apprendre à les faire bouger en troupeau. Une fois les bases comprises, on a terminé par un petit entraînement de tri de vache en équipe de deux.


Côté cavalier, c’est hyper fun, on se prend vite au jeu. Côté mule , c’est autre chose ! On a un peu peur des vaches, mais on finit par réussir à les faire bouger, de loin certes, mais ça bouge ! Être derrière une vache, ça passe encore, mais si elle nous fait face, c’est plus compliqué. Même si ce n’est pas glorieux, les neurones semblent commencer à se connecter.
Après-midi : Ranch sorting
Mais au fait, c’est quoi le ranch sorting ? C’est l’art de sortir des vaches dans un certain ordre, en équipe de deux. Une personne tient la porte, l’autre trie la vache, et on se relaye. Comment sait-on quelle vache sortir ? Chaque vache a un petit collier avec une chaîne qui fait « cling cling ». Une vache seule, c’est une chose, mais une vache qui fait « gling gling », c’est un grand moment !


On ne fera pas carrière tout de suite et la désensibilisation n’est pas encore au max, mais j’ai trouvé des petits exercices sympas pour travailler ça plus activement, notamment en regroupant les vaches sortantes. Maintenant, il va falloir y retourner pour voir si tout cela reste en mémoire !
Conclusion : Qu’est-ce qu’on en retient ?
La pauvre loutre n’a pas trop aimé la blague des vaches, mais à la fin, ça commençait à rentrer. On pouvait un peu pousser les vaches par derrière. Malheureusement pour elle, j’ai bien envie d’y retourner pour voir s’il y a des progrès ! Le ranch sorting, c’est un peu bourrin, mais c’est très ludique, et on se prend rapidement au jeu.