Magalas 2025
Parmi les épreuves que l’on m’avait conseillé de faire, il y a Magalas, qui est particulièrement réputée. Cette année, je me suis dit : allez, on essaie de jouer à fond. Je me suis donc lancé en me disant que c’était le bon moment.
Nous voilà repartis en direction de l’Occitanie. C’est aussi l’occasion de passer dire bonjour aux copains des Pyrénées Oriental .
Le repas des régions
Il y a du monde ! Comme c’est une grosse épreuve, des cavaliers viennent des quatre coins de la France. C’est l’occasion d’échanger avec des personnes qui pratiquent le TREC depuis longtemps et d’apprendre plein de petite chose sur le monde du TREC. Après les différentes boustifaille qui accompagne les conversation sont des plus intéressante.
Le POR

Alors, ce POR, c’est l’épreuve qui fait venir tout le monde à Magalas, si j’ai bien compris ! Et effectivement, on n’a pas été déçus du voyage : un POR de six heures pour une vingtaine de kilomètres. Ça ne fait pas très rapide au kilométré ont c’est un peux perdus dans l’histoire.
Et la petite couche de plaisir supplémentaire : Magalas est juste au-dessus de Béziers et, à cette période de l’année, il fait chaud. Très chaud. L’ensemble de l’épreuve s’est déroulé avec un ressenti proche des 40 degrés. Heureusement, tout était parfaitement géré par l’organisation : pauses régulières, points d’eau et rafraîchissements pour les binômes cavalier-cheval.
Concernant le déroulement de l’épreuve elle-même, je pars parmi les derniers à 11 heures. La chance, c’est que certaines traces sont déjà marquées au sol. Malgré ça , je galère un peu au démarrage, le temps de rentrer dans la carte. Une fois lancé, le premier tronçons se passe plutôt bien et j’arrive au premier contrôle avec seulement dix minutes de retard.
Deuxième tronçon : on commence par une course à la balise. Je choisis la deuxième balise, je suis dans les temps, tout va bien. Et là, grosse bêtise. Je vois une balise bien cachée et je me dis : « Tiens, quelle bonne idée d’aller la poinçonner ! » Sauf que je n’avais absolument pas à la poinçonner…
La suite du tronçon devient plus technique et les erreurs commencent à s’accumuler petit à petit. Résultat : nous arrivons à la fin du deuxième tronçon avec trente minutes de retard.
Troisième tronçon annoncé à 10 km/h : il va falloir avancer ! Mais à force de vouloir rouler, on finit souvent par oublier de lire la carte. Et là, ça commence à devenir un grand flou artistique puisque nous allons jusqu’à rater un point de contrôle. Résultat : 50 points de pénalité dans les dents, auxquels s’ajoute une belle pénalité de temps.
Nous arrivons ensuite au quatrième tronçon avec un départ sur les azimuts. Je n’en avais pas fait lors du précédent TREC puisque j’avais oublié de les faire à Montauroux. Heureusement, j’ai retrouvé quelqu’un dans l’histoire et nous avons réussi à nous en sortir. Nous repartons ensuite sur ce qui semble être le dernier tronçon.
Cela fait déjà quatre heures que nous sommes partis et la chaleur commence sérieusement à taper sur la tête. La navigation devient de plus en plus approximative. Parmi les passages amusants, nous devions nous arrêter dans un domaine viticole pour découvrir les produits locaux. Du coup, au moindre domaine aperçu, nous guettions celui dans lequel nous allions devoir entrer. Après une belle déambulation, nous finissons enfin par arriver au dernier point de contrôle.
Le point de contrôle n°5 était donc situé dans un vignoble. Et qui dit vignoble dit dégustation ! Après avoir mis les animaux à l’ombre et rafraîchi la bête, je suis allé goûter les productions locales. J’en ai même profité pour acheter une petite bouteille pour le retour.
Pour le dernier tronçon, je regarde la carte et je me dis qu’il ne reste vraiment plus grand-chose. Je repars donc à pied, filet à la main. Sauf qu’en réalité, ce n’était pas fini du tout. Enfin presque… mais avec le soleil et peut-être aussi le rouge, ça commençait à faire beaucoup.
Par miracle, nous trouvons quand même les deux dernières balises. En revanche, à deux pas de l’arrivée, impossible de trouver la ligne finale. Je tourne donc en rond comme un gland pendant vingt minutes avant d’atteindre enfin la délivrance.
Au final, qu’est-ce que ça donne ?
Eh bien ce n’est pas forcément très joli sur le papier. Je termine à 38 points sur 260 il me semble, avec 11 balises sur 14. Je perds pas mal de points sur le temps mais aussi à cause de plusieurs contrôles ratés.
Et le plus fou dans tout ça, c’est que ce résultat pourtant peu glorieux me permet quand même de me placer au milieux du classement . Vu le niveau de l’épreuve, ce n’est pas extraordinaire, mais ce n’est pas ridicule non plus.
Bref, c’était dur, on en a bavé, mais c’était sacrément bien !


La MA
C’était le gros objectif de ce TREC : ne faire aucune rupture à la maîtrise des allures.
Je prépare donc la chose soigneusement. La mule est chaude comme jamais. La MA commence par le galop : tout est bien cadencé, aucune rupture, parfait.
Même chose sur le retour au pas. La Moule propose un pas plutôt correct et nous terminons les allures sans aucune rupture. Je suis super heureux et fier de la performance de la bestiole.
La journée passe et lorsque je découvre les résultats, je tombe de ma chaise : seulement 18 points sur 60. Pourtant, pour moi, tout s’était parfaitement déroulé !
En réalité, la décote liée au temps est particulièrement sévère en amateur 2. Il faut vraiment être dans les temps sinon ça ne pardonne pas.
Pour donner une idée :
- 18,1 secondes au galop alors qu’il faudrait être à 21,7 secondes.
- 56,7 secondes au pas alors qu’il faudrait être à 44,7 secondes.
Les écarts ne sont pourtant pas monstrueux. Je vais essayer de travailler en priorité le pas.
Je suis très fier de la prestation, même si les résultats ne suivent pas forcément. La décotation est vraiment rude en Amateur 2.
Le PTV

Dans l’ordre, revivons ensemble ce PTV.
La détente se passe bien. Il fait chaud mais la mule est détendue. Le check-up de départ est fait, nous sommes prêts.
3, 2, 1… décollage !
Le parcours commence par une bordure maraîchère. Finger in the nose : ça passe crème au galop.
Ensuite, petit contre-haut. Un léger manque de fluidité mais ça passe. Nous arrivons sur les branches basses. Je voulais les passer au galop mais, juste avant le dispositif, la Moule repasse au trot. Heureusement, cela ne compte pas comme une rupture.
Juste après, nous arrivons sur des escaliers. Ça se monte sans difficulté. Nous enchaînons sur un joli tronc qui ne passe pas du premier coup mais qui finit par passer au deuxième.
Direction ensuite la conduite autour du piquet à une main. Ça passe au galop tranquillement.
Pas de temps à perdre : Direction la mania comme si de rien n’était.
Arrive ensuite le slalom parallèle. C’est la première fois que je rencontre ce dispositif. Je décide de jouer le jeu et de le tenter au galop.
Mauvaise idée.
Grosse erreur qui me coûte une rupture et je termine finalement le dispositif au trot.
Après cela, petite immobilité qui est jugée avec bienveillance et qui passe.
Pour la suite, une doline bien technique me vaut une faute pour dépassement dans le creux à cause d’un manque d’attention. Puis vient le passage de sentier qui, pour le coup, est catastrophique avec un obstacle non réalisé.
Un petit reculer en selle passe malgré un toucher de barre.
Pour finir : slalom au galop puis bordure maraîchère en main. Les deux passent finger in the nose.
Au final, nous terminons dans les temps avec un score de 106 sur 140. C’est loin d’être parfait mais cela commence à devenir sérieux.
Les sauts vont clairement devoir être retravaillés, tout comme certains dispositifs spécifiques aux niveaux Amateur ( le fameux slalom par exemple ).


La remise des prix
Une belle ambiance pour conclure cette épreuve. Toutes les catégories ont été mises à l’honneur.
De notre côté, nous terminons 7e sur 14, bien installés dans le milieu du classement.
Nous aurions pu faire mieux, bien sûr, mais je suis très satisfait du résultat. Et surtout, quelle bestiole ! Elle n’a pas bronché du début à la fin.
Conclusion
Vraiment une chouette épreuve à faire, autant pour la qualité de l’organisation que pour celle des participants.
Même si ce n’était pas une étape de la Coupe de France, beaucoup de cavaliers n’ont pas hésité à faire des kilomètres pour venir jusqu’aux écuries du Sud.
Les points à améliorer
Sur le POR
- Revoir les azimuts.
- Refaire un étalonnage propre ( à partir des photos prises ) .
Sur la MA
- La plus grosse marge de progression se trouve au niveau du pas.
- Trouver une solution pour gagner en vitesse sans risquer la rupture.
Sur le PTV
- Retravailler les sauts.
- Commencer à travailler davantage les dispositifs spécifiques aux niveaux Amateur, notamment le slalom parallèle.
- Mieux préparer les reconnaissances.
- Éviter les fautes d’inattention qui coûtent cher.
Allez, la bise sur la Moulerie !
ont se retrouve pour les prochaine zaventure
Et mercie encore les écuries du Sud pour l’organisation et le photo !
