La Genèse
Suite au stage de TREC, je me suis chauffé pour aller faire la première étape de la Coupe de France de TREC en Corse.
Cette décision est arrivée après moult réflexions et hésitations : est-ce que ce n’est pas un peu beaucoup pour elle ?
D’un autre côté, on arrive dans les dernières années “théoriques” où on pourra faire les fous Fous et une étape de Coupe de France en Corse, ce n’est pas tous les jours non plus…
je me suis dit : merde, on n’a qu’une vie. On a la mule qui peut le faire, on a des bases qui tiennent la route, et le temps passe — l’occasion ne se représentera peut-être pas. Allez, zou, on teste !
Les galères
Pour arriver sur l’Île de Beauté, je suis parti avec le centre équestre de La Londe, qui a bien voulu accueillir la grosse moule à bord de leur camion.
Tout est bon, je prépare, je prends mes billets, je pose mes congés. La veille du départ, j’envoie un message à la responsable des écuries pour m’organiser… et là, première couille : elle me répond que c’est la semaine suivante.
Aïe. Je me suis planté d’une semaine, va savoir pourquoi.
Bon, soit. On arrive à tout réorganiser et on se prépare pour la semaine d’après. Arrive le mercredi : tout est prêt… sauf le vent, qui décide de se lever. Résultat : bateau annulé. Le capitaine ne veut pas de chevaux à bord. Départ décalé au lendemain.
Manque de pot, le vent ne faiblit pas dans la nuit — bien au contraire. Le lendemain, bateau encore annulé. Là, ça commence à faire beaucoup.
Avec un peu de négociations bien senties, on finit quand même par embarquer. Et une fois sur le bateau, tout roule comme sur des roulettes. Arrivée sur l’Île de Beauté le vendredi matin.
Une fois les chevaux installés, on a enfin pu vaquer à nos occupations.



Le repas des régions
La première épreuve de cette étape de Coupe de France a été… l’apéro des régions.
Cette “épreuve” consiste à faire découvrir sa région avec quelques produits locaux, tout en rendant hommage aux spécialités des autres régions participantes.
En résumé : une belle dégustation de produits régionaux, et un super moment de partage.
pas de photo pour illustrer à la place je laisse quelque petite photo des premier tour de mule



Le POR

Le premier POR de la saison !
Et je ne m’en sors pas trop mal pour une première Amateur 2. Je ne me suis pas trop perdu sur le tracé, et sur la fin, la première de l’étape m’a rattrapé — ce qui m’a peut-être permis de retrouver quelques balises supplémentaires.
Tourner sur une étape de Coupe de France, c’est aussi évoluer avec tout le gratin de la discipline. Et c’est extrêmement intéressant de voir comment les champions fonctionnent sur un POR.
Ce n’est pas tant dans le tracé global que se fait la différence, mais surtout dans la précision de leurs évaluations de distance. Que ce soit en comptant les pas ou en chronométrant très précisément, c’est là qu’ils sont impressionnants.


La MA
Galop nickel, tout bien.
Hélas, une micro-rupture dans le trot… et ça, ce n’est pas du tout habituel. Je pense que sans cette faute, j’aurais pu gratter quelques places.
Le PTV


Avant de partir, petite visualisation dans la tête — et j’ai l’impression que ça m’a bien aidé.
On passe l’ensemble du parcours avec une mule en grande forme, à l’écoute, avec du peps. Ça permet de belles relances et de finir dans les temps.
Plan ascendant : les doigts dans le nez, mule trop forte.
Plan descendant : pareil, mule trop forte.
- Doline dans le gué : petite hésitation à l’entrée, manque de fluidité, mais ça passe.
- Bordure maraîchère : la mule est brillante, incroyable.
- Reculer en selle : belle progression, mais un pied hors dispositif.
- Maniabilité en selle : progression régulière, mule au top.
- Montoir à droite : technique, en dévers → petite faute.
- Escalier en selle : trop facile… mais il faut lever le cul de la brouette.
- Contre-haut en main : je me suis mis trop de pression → deux refus. Puis en y allant tranquillement, c’est passé.
- Maniabilité en main : mule à l’écoute, mais cavalier dans les choux → oublie qu’un arrêt compte comme faute → 0.
- Arrêt : mule exemplaire.
- Petite haie : avec ses origines de Selle Français, une formalité.
- Passerelle : aisance impressionnante… mais toujours penser à lever le cul de la brouette.
- Contre-bas en selle : un franchissement digne des Jeux Olympiques.
Et pour terminer : une petite galopade en beauté.
Tellement de fierté et de joie à la fin de ce PTV — la grosse moule a été incroyable du début à la fin.


Conclusion
C’est avec un peu d’appréhension et de stress que je me suis lancé sur ce TREC… et au final, j’ai bien fait.
Le plus important : la mulasse a bien vécu toutes ces bêtises. J’ai rencontré et revu plein de personnes formidables.
Le problème, maintenant… c’est que ça donne envie d’aller voir ailleurs comment ça se passe.
Un immense merci à toute l’équipe corse qui s’est démenée pour organiser cet événement : c’était incroyable de A à Z.
Merci au club hippique de La Londe pour le transport et l’accueil.
Merci aux copains catalans pour leur bonne humeur et les photos.
Et merci à Monsieur Photo : elles sont succulentes ! c’est equinoxe photographie pour les curieux
j’ai oublié mais on finis troisiéme quand même ça motive pour la suite hahah
Bilan rapide :
- POR : pas trop perdu (miracle)
- MA : dommage pour la rupture
- PTV : mule turbo nucléaire
Classement : 3 éme / 6
Objectif : revenir et gagner la bagarre
